Village de brectouville

Vue sur l’église de Brectouville

La commune historique de Brectouville est à 4 km à l’Ouest de Torigni-sur-Vire, et s’étend sur une superficie de 400 ha. Elle compte 151 habitants qu’on appelle les “Brectouvillais” et “Brectouvillaises”.

Le point culminant est aussi celui de toute la Vallée de la Vire, le site naturel connu qu’on appelle “Les Roches de Ham” ou alors “Les Roches du Ham” (souvent appelé de cette façon par les locaux). Ce site culmine à 105 m d’altitude et surplombe la vallée de la Vire. C’est une falaise de schiste, classée aux Beaux-Arts depuis 1920. Sur ce site, nous pouvons pratiquer l’escalade, la randonnée et même le parapente!

Le nom de la commune est attesté en 1159 sous le nom: Britecolvilla. Le premier élément est l’anthroponyme (nom de personne) d’origine anglo-scandinave Bretecol, anglicisation du nom scandinave hypothétique Bretakollr, soit “le domaine rural de Bretecol”. Ce dernier nom est attesté en Angleterre vers 1050.

Ce nom scandinave, non attesté mais tout à fait plausible, est issu de la combinaison des éléments Breta-, génitif pluriel de Bretar “les Bretons”, c’est-à-dire ici “les Gallois”, et -kollr, identique à l’ancien islandais kollr “tête, crâne rasé”, et par extension “homme”.

(Texte: P. MADELAINE)

Brectouville, c’est aussi une commune historique innovantesolidaire, possédant un site naturel hors du commun et une église des plus remarquables!

Eglise Saint-Pierre de Brectouville

L’église de Brectouville est dédiée à St Pierre. L’église est construite entre 1757 à 1758 par Pierre BUISSON, curé de ce lieu. Venant de St Germain du Pert, près Les Yeys, le curé constate l’état de vétusté de l’église et décide la construction d’une nouvelle église dans un lieu plus sain.

Eglise St Pierre
les fonds baptismaux
Les fonds baptismaux

Pierre BUISSON fait faire également les aménagements intérieurs : la chaire, les fonds baptismaux, le retable (disparu).
En 1824, deux nouvelles cloches sont hissées dans le clocher. Elles sont coulées par les frères GRENTE de Hambye.

L’église subit quelques dommages pendant la seconde guerre mondiale, c’est pourquoi 9 nouveaux vitraux réalisés par Maumejean remplacèrent les verrières détruites.
L’un d’eux rappelle que les Torignais vinrent se réfugier dans Brectouville alors que leur ville bombardée brûlait…
Consacrée à Noël 1758, cette église rurale traverse le temps tout en gardant son charme originel.

Vitrail réalisé par Maumejean

Les Roches du Ham

Le site des Roches du Ham représente l’un des plus beaux sites naturels de la Manche. D’une hauteur de plus de 100 mètres, la falaise offre à ses pierres une palette de couleurs qui varient en fonction des heures de la journée. La Vire a creusé lentement dans les terrains schisteux, formant ainsi un magnifique méandre, une courbe puissante qui a donné son nom à ce site naturel. En effet, « Ham » signifie en courbe en Celte.


La rive droite de la Vire, toute en verticalité offre un spectacle aussi beau qu’énigmatique pour celui qui la visite la première fois : paysage pittoresque au cœur d’un bocage plat et verdoyant ! La rive gauche de la Vire, beaucoup plus calme, permet de découvrir la falaise rocheuse, et offre des possibilités de randonnées et de ballades.


La visite peut s’effectuer en famille, à pied, en vélo ou à cheval grâce au magnifique chemin du halage. Le départ est balisé sur le parking des Roches.

Des bâtisseurs de salles!

A Brectouville, peu d’habitants en 1985 (environ 150) mais ils savent pourtant bien se retrouver pour faire vivre le village. En 1980, ils entreprennent eux-mêmes de construire leur salle polyvalente.

Depuis longtemps déjà, l’idée circule qu’il manque quelque chose pour abriter les fêtes, accueillir les anciens, ou tirer les rois. En 1979, la commune passe à l’acte, chaque famille et chaque maison participe à sa manière aux travaux. Tout le monde se sent concerné, il y a alors jusqu’à 18 personnes sur le chantier lors des plus grosses corvées alors que la commune ne compte qu’une centaine d’habitants.

Seule la charpente et la couverture ont été réalisées par une entreprise. “Le reste c’est nous” relate le maire de l’époque, un bon paquet d’heures de bénévolat ! Même son épouse aurait dit à l’époque: “Faudrait-il vous porter un lit sur le chantier ?!”. C’est dire si les journées passées sur le chantier devaient être longues.

Résultat de la construction : 97% de bénévolat et pas un centime d’emprunt !

Quelques années plus tard, les habitants renouvellent l’expérience en construisant la nouvelle mairie accolée à la fameuse salle polyvalente.

(Texte: P. MADELAINE)